L’Ehpad comme « lieu de dépôt sinistre », c’est ainsi que l’auteur décrit l’établissement où sa mère, sénile, va vivre ses derniers jours. Alors elle lui rend visite, pas souvent, la distance est trop grande, mais pas à pas, elle tente de s’approcher de celle pour qui les câlins et les confidences n’ont jamais été une priorité.

Comment dire son amour quand toute une vie n’a pu y parvenir, comment l’exprimer alors que l’autre n’est déjà plus tout à fait là ?

Beaucoup de justesse dans ce roman dont les chapitres courts nous décrivent la déchéance, les renoncements du corps sans jamais verser dans le pathos . Notre société éloigne d’elle ceux que l’obsolescence a rendu indésirables, elle les gomme dans l’indifférence générale, restent les mots, ceux d’une fille à sa mère.. .

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