La République des pirates, Jean Marie Quéméner, Plon 2019

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Chic ! Un roman d’aventures !

Le genre se fait rare en dehors de la fantasy et celui-là nous embarque au sens propre aux côtés d’un jeune breton vers les Antilles et les frères de la côte.

L’écriture n’est certes pas inoubliable mais on passe un bon moment à croiser les légendaires Barbe noire, Rackam ou Charles Vane.

L’esclavage, femmes de tête, fraternité, le mélange est efficace et on ne s’ennuie pas dans le sillage de Yann Kervadec !

L’alchimie de la pierre, Ekatérina Sedia, Le Bélial, 2017

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Les illustrations de couverture, très belles, intrigantes, nous invitent à entrer dans l’univers steampunk de ce roman. Le personnage principal est une machine, un automate perfectionné dont on se surprend à suivre les pensées et les sentiments. En effet, Mattie, c’est son nom, a physiquement tout d’une machine mais quelle machine ! Son créateur, Mécanicien étrange, a tout fait pour lui donner vie, elle souffre donc, pense et travaille seule tout en restant assujettie à son créateur qui, bien que l’ayant affranchie, garde seul la clé qui permet de remonter son cœur .

On pense bien sûr à Jack et la Mécanique du Cœur de Mathias Malzieu et il y a quelques similitudes entre les deux romans, dont l’univers est fantastique à plus d’un titre. Les gargouilles de pierre sont ici les gardiennes d’une ville déchirée par la lutte entre Mécaniciens et Alchimistes. La révolte gronde sous la domination de plus en plus tyrannique des premiers et la destruction guette ce monde étrange où les machines peuvent aimer .

Invasion, Luke Rhinehart, édition aux forges de Vulcain, 2018

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Coup de foudre littéraire !

Certes, mon enthousiasme peut sembler excessif mais il est pourtant réel et basé sur de solides arguments pour qui aime être surpris, bousculé par ses lectures.

Imaginez une invasion extraterrestre, thème basique s’il en est, mais une invasion bien loin du cliché des aliens translucides ou insectoïdes.nos visiteurs ayant en effet l’aspect pour le moins saugrenu d’une boule de poils métamorphe et rigolarde. Leur but ?

S’amuser avec nous sans aucun désir de conquête. Objectif inconcevable pour nos cervelles capitalistes habituées à ne vivre que pour le profit…

A la manière du Montesquieu des Lettres Persanes, les curieuses entités vont permettre à l’auteur de mettre en scène toute l’absurdité du monde en général et de l’Amérique actuelle en particulier.Les thèmes abordés sont multiples et jouent sur le pouvoir des médias, la peur des gouvernements et la cupidité des banques il y a de l’action et beaucoup, beaucoup d’humour dans ce roman jubilatoire où l’on voyage en compagnie des P.P ou poissons poilus, ainsi nommés sur un malentendu. Prêts à embarquer ?

Louie, Charabia et Molière ne peuvent pas vous laisser indifférents et la caricature du parti républicain des États-Unis vaut à elle seule le détour. Les personnages sont hauts en couleur, les rebondissements nombreux ( au sens propre et figuré), bref, à lire absolument !

Lady Helen, Alison Goodman, Gallimard 2016

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L’Angleterre de la Régence, décor parfait pour un roman où les intrigues de salon côtoient avec bonheur un aspect plus gothique qui nous fait frissonner de plaisir à la lecture des aventures de la jeune héroïne .

Roman pour ado ? Alors beaucoup d’adultes vont revendiquer le fait de ne pas avoir grandi ! L’ambiance de la Cour, ses petits arrangements, le poids de l’étiquette, la rigidité des hiérarchies sociales, tout cela est peint avec une méticulosité qui fait parfois penser à l’univers de la série Downton Abbey .

Les femmes sont corsetées et par leur tenue et par le regard souvent méprisant de ces messieurs du beau monde. Un seul objectif pour elles : le mariage et le personnage éponyme du roman n’échappe pas à la règle sauf que…sa mère avait une réputation des plus sulfureuses et que le caractère d’Helen semble révéler des étrangetés qui la surprennent elle-même.

Qui est-elle en réalité ? Il serait criminel de révéler les ressorts de l’intrigue mais le roman se lit d’une traite tant on a hâte d’en connaître le dénouement….partiel puisqu’il s’agit d’une trilogie. De quoi prolonger l’aventure !