Knut Hansum, prix Nobel de Littérature,

Knut Hansum, auteur de La Faim,

Knut Hansum soutien du nazisme…

Comment concilier les choix d’un homme qui ne regrette rien, qui dépeint si bien l’âme humaine, mais qui cède à la barbarie dès lors qu’elle s’invite dans son pays ?

L’écrivain justifie tout par l’amour qu’il porte à sa terre de Norvège, est-ce par fierté ou par aveuglement ?

Christine Barthe se penche sur les dernières années du grand homme. On l’y voit vieilli, agacé, attendant sans fin un procès toujours ajourné dans lequel il revendique de s’expliquer. Sa défense ne variera pas mais à l’hospice où on l’a relégué, il rencontre des figures de son passé qui nous aideront un peu, à mieux comprendre .

Un portrait touchant car profondément humain. Knut Hansum n’est pas fou, tant pis si cela aurait arrangé tout le monde «  vieux, pas fêlé ! » comme il le dit et surtout infiniment complexe.

« Je suis une variété réunie dans un corps ». La formule est belle, non ?

On pense parfois à Céline , écrivain au sujet duquel , le même paradoxe se pose : comment un homme aux convictions détestables peut-il être malgré tout un très grand écrivain humaniste ?

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