Le génocide rwandais, un sujet difficile s’il en est: trop proche encore, reflet de nos lâchetés et du voyeurisme stérile .

Le roman de Scolastique Mukasanga, est à l’évidence autobiographique et touche au cœur peut-être parce qu’il ne décrit rien des massacres, rien des combats. Tout est vu du point de vue de la narratrice, exilée à la poursuite de ce beau diplôme supposé lui donner un travail, un statut social, une dignité et , bonus appréciable, lui sauver la vie. On en apprend beaucoup sur la façon de penser des Tutsis, sur leur code de l’honneur et les différences qui existent entre le Rwanda et les pays voisins. Pas de manichéisme ici mais des faits: bruts, incomplets puisque appris à distance et aussi, lancinant, le regret d’un pays à qui l’Occident a appris la haine à travers un discours sur des races qui cohabitaient depuis des siècles.

Pour l’auteur, l’histoire se finit bien puisqu’elle vit et a pu fonder une famille en exil mais l’écriture s’impose à elle pour faire vivre un peu ceux qu’elle a perdu en cherchant le diplôme miraculeux dont lui parlait son père

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