Les délices de Tokyo, suite…

délices tokUne fois n’est pas coutume, c’est en DVD que j’ai poursuivi le voyage au pays des dorayakis puisque le film de Naomi Kawose est venu rejoindre le roman éponyme du film sur les étagères de la médiathèque de Saint-Pierre.

Résultat? Un très bon moment teinté de mélancolie. Alors la question est posée: lire ou regarder?Les-Delice-de-Tokyo7 2

En fait la lecture parasite le regard dans la mesure où le rythme du film joue sur les attentes du spectateur, attentes qui n’en sont plus vraiment lorsqu’on a déjà lu le roman. Il faudrait dans l’idéal voir le film et lire ensuite le roman qui creuse davantage le passé des personnages, l’histoire du Japon et certaines silhouettes comme celles du mari de Tokue, à peine esquissé à l’écran. Après, les acteurs sont attachants, leurs visages ne heurtent pas la représentation qu’on pouvait en avoir à la lecture et le DVD offre un petit plus sympathique….et inattendu, LA recette des fameux dorayakis.delices

Allez, aux fourneaux!

Et quand il bruine à SPM, on fait quoi?

 

Plein de choses en fait!

On peut bien sûr fignoler la collation du jour avec du fait-maison, parfait pour le coup d’thé….on peut aussi facebooker les copines, regarder un DVD, rattraper son retard côté séries tv ou encore sortir quand même et ouvrir grand les mirettes.

Regarder mieux, plus près…et s’émerveiller!

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La trémière basque est au repos

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Joli travail, non?aout 2018 008.JPGpas mal non plus….

Et au concours de guirlande des ondines, laquelle sera la plus belle?

aout 2018 010aout 2018 011aout 2018 014

 

La brume, c’est plein de surprises finalement…

Les délices de Tokyo, Durian Sukegarwa, 2018 pour l’édition livre de poche

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On dit de certaines personnes qu’elles cachent bien leur jeu mais c’est également le cas de certains livres rares comme Les délices de Tokyo de Didier Sukegawa.

Un tout petit format, un auteur peu connu, une couverture pastel qui me faisait de l’œil depuis le rayon nouveauté de ma bibliothèque favorite, autant dire que je l’avais emprunté comme une friandise d’été, sans trop en attendre en retour.

Le début ne m’avait pas détrompée, agréablement dépaysant, il me transportait sur le pas d’une boutique de dorayaki où officiait Sentukô, homme désabusé, peu motivé par la tâche qui, on l’apprend assez vite, lui a été imposée( et non, ne me demandez pas ce que sont les « dorayaki », lisez ce petit bijou de livre et ils n’auront plus de secret pour vous!)

Lecture agréable, légère, qui évoque pour moi l’ambiance des Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg, sauf que….tout bascule avec le personnage de Tokue Yoshii, 76 ans, dont les doigts étrangement déformés interrogent le lecteur, curieuse femme, d’abord simple silhouette qui devient formidable personnage  s’imposant à Sentukô d’abord dans sa cuisine, puis dans sa tête et sa vie.

On découvre son histoire et celle de la culture japonaise à travers le regard d’une génération qui a oublié ce qu’elle ne voulait plus voir.

Gêne, culpabilité, peur, les sentiments sont mêlés au parfum des fleurs de cerisier et la beauté du mélange est telle qu’on se surprend à rêver longtemps de ce roman dont la petite musique émeut.

On sent les effluves de la pâte des dorayaki, la détresse des délaissés, la douceur de l’humanité lorsqu’elle partage son amour des délices de la vie. On apprend à écouter et à regarder, il y a de la magie dans ces pages!

L’histoire a été adaptée à l’écran et primée à Cannes, pas étonnant ! Le film réussit-il à transmettre l’émotion de la lecture? Je me promets de le vérifier dès que j’en aurai l’occasion…

Méli-mélo floral

Si juillet à Saint-Pierre et Miquelon fait souvent grise mine, ce n’est pas parce qu’il est mal entouré, bien au contraire!

Juin décline ses fleurs blanches en cœurs changeants noirs,

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roses

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ou gris,

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en août c’est le « printemps estival » et pour les grincheux qui diront que l’expression est bancale, la preuve en couleurs!juillet 2018 246juillet 2018 253juillet 2018 256

Les mûres, les graines et les bleuets se préparent, il y a du rose en montagne, juillet 2018 259

du jaune et du blanc sur les étangs…

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Les églantines embaument et invitent à flâner nez au vent. juillet 2018 244Seul bémol, ces maudites mouches qui attaquent avec furie et piquent sans faiblir mais bon, la beauté, ça se mérite et on rencontre même des invitées surprise:juillet 2018 015

 

Alors, qui me dira le nom de cette belle solitaire? Je n’ai pas trouvé, sous ses allures d’orchidée elle garde pour le moment son mystère…