loyautéJoli titre, jolis mots et noble concept que celui évoqué par le dernier roman de Delphine de Vigan.
De loyauté il sera en effet souvent question sans que le mot même ne soit écrit, peut-être parce qu’il est souvent d’abord question d’amour .
Le premier amour, c’est celui que l’enfant éprouve pour ses parents, inconditionnel, sans jugement, alors quand les parents font défaut, l’enfant reste loyal malgré tout, envers et contre tout et tous, au risque de se mettre en danger. Aucun appel au secours n’est possible, par loyauté justement parce que reconnaître avoir besoin d’aide est déjà trahir. Et pourtant , cet appel impossible à formuler est celui qui va toucher Hélène en plein cœur parce qu’elle aussi a vécu cet enfer, parce qu’elle est une enseignante attentive, bienveillante, parce qu’elle sait sans pouvoir le prouver que le jeune Théo est en danger.
Les chapitres nous font naviguer d’Hélène à Théo, de Théo à Mathis, son meilleur ami, de Mathis à Cécile, sa mère, et ces quatre points de vue racontent chacun leur histoire, terrible et tue par chacune de ces « loyautés » qui emprisonnent et conduisent à une forme de lâcheté.
Le roman est passionnant et nous pousse à la réflexion. Que connait-on de ceux qu’on aime? de ceux avec qui on vit? Le silence peut-il protéger ou au contraire enferme-t-il dans le mensonge?
Ce sont quelques unes des questions que l’on se pose ici, à chacun d’y trouver sa réponse et de vivre avec. On ne peut jamais tout dire mais quand c’est l’essentiel qu’on ne dit pas, rien ne va plus…

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