danseC’est d’une danse macabre qu’il s’agit, on pourrait s’en douter à voir l’illustration en couverture, c’est aussi un roman inspiré d’un curieux épisode de l’histoire des habitants strasbourgeois.

1518: une épidémie de chorée frappe la ville. Une quoi? Le nom de cette maladie ne vous dit rien? Normal, ce genre d’affection n’est heureusement pas monnaie courante, fruit du désespoir le plus noir, de la misère, de l’innommable.

Les premières pages sont toutes de douceur et d’attention, celles d’une jeune mère pour son enfant mais tout bascule très vite dans le morbide le plus sordide pour donner naissance au malade zéro, celui par qui tout commence.

On retrouve dans ce roman la verve de Jean Teulé, plus sage que dans Héloïse, ouille! qui outrait le côté partouze scabreuse de la légende médiévale jusqu’à la lassitude voire l’écœurement.On grince des dents devant la rapacité d’un clergé bouffi de suffisance et d’écus, on grimace face aux souffrances des gens de la ville et l’impuissance du bourgmestre.

Beaucoup de dialogues, un peu d’alsacien, quelques anachronismes ( « Et tu danses avec lui! La tête sur son épaule… ») et un vocabulaire tour à tour médiéval ou contemporain, on ne s’ennuie pas une seconde entre la naissance du calvinisme, les magouilles ecclésiastiques et les menaces de l’invasion turque!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s