reveillonO.L.N.I

Ben oui, objet littéraire non identifié…

Littéraire sans aucun doute, on y parle d’ailleurs beaucoup de l’écriture et de ses coulisses, certains personnages étant éditeurs, auteurs, artistes ou tout simplement lecteurs. Les premiers chapitres, courts, présentent une galerie de personnages, locataires ou propriétaires du même immeuble parisien.

De la concierge blogueuse au critique aigri en passant par le sex addict ou les trois Parques, cette succession de portraits laisse plutôt perplexe. Où donc va mener tout cela?

Lorsqu’un des « héros », Vadim, écrivain de son état, songe:  » au fond, un roman aurait dû comporter le même nombre de chapitres qu’il y avait , à un moment donné, de personnes sur Terre », on frémit tant le programme semble chargé. Nous voilà bien!

Heureusement , l’auteur a réduit la Terre aux dimension d’un immeuble sans quoi nous nous retrouvions à lire un seul et unique livre jusqu’à ce que mort s’ensuive!

On a donc pour résumer: des vieux, très vieux, des jeunes ( plus ou moins), des belles, des moins belles, un mainate, un hamster, du sexe et pour clore cette liste à la Prévert, un énorme nuage psychédélique qui survole Paris.

La PDG du roman définit ainsi le manuscrit qu’elle déchiffre: « Un foutoir…Artificiel…On attendait vainement quelque chose, un tournant…La vraie vie… »

Cela sonne un peu comme une mise en abyme car personnellement, c’est l’effet que m’a fait la lecture de ce roman. Le procédé narratif m’a rappelé celui de Claude Mauriac dans La marquise sortit à cinq heures, en moins romanesque…

La fin parait sortie d’un délire sous psychotropes mais on est soulagé de voir se réunir les fils du texte, sorte de patchwork assemblé dans une folie à la Raymond Queneau.

Verdict?

Nuancé. Le roman est original, les personnages suffisamment loufoques pour intéresser mais la magie du nuage divin est un peu dure à avaler, même pour un soir de nativité. Tout se passe en effet le 24 décembre( le titre nous le soufflait à l’oreille)et si  les réflexions sur la vacuité de notre soif de consommation sont très justes, on y aborde aussi  nombre de sujets existentiels: solitude, amour, mort, bref, c’est loin d’être sans intérêt.

Une chose est sûre, les amateurs de singularité  apprécieront…quant aux autres, à voir après lecture!

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s