oiseauxIl pleuvait des oiseaux.

Des larmes et de l’amour aussi.

Le roman de Jocelyne Saucier est un pur bonheur.

Par sa forme d’abord: les premiers chapitres donnent successivement la parole à une photographe sans nom puis à deux « êtres de liberté » dont on découvrira le rôle peu à peu. Entre ces différents regards sur l’histoire, un chapitre court, une ou deux pages seulement dans lesquelles intervient un narrateur bienveillant mais laconique.

Par ses personnages ensuite: des octogénaires anachorètes liés par un pacte qui fait de chacun de gardien de la liberté de l’autre.

Avec l’arrivée d’une petite femme fragile, l’amour va s’inviter au soir de leur vie de la façon la plus curieuse qui soit.

L’action se passe dans le nord de l’Ontario, les hivers sont froids, les sentiments plus vrais peut-être et la nécessité de se préserver de l’extérieur vitale. On parle de la mort mais avec apaisement , un peu comme d’une vieille compagne que l’on a apprivoisé.

Beaucoup de poésie et d’émotion dans le récit, la tristesse se pare de beauté et on se prend à rêver à cette vie de liberté aux côtés de ses sages bourrus et passionnants.

Une cabane en forêt, un chien, des amis, quoi d’autre?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s