truismesTout est bon dans le cochon! Et dans l’homme? C’est moins sûr…

On pense, en lisant cet étrange roman , à la Métamorphose de Kafka: la narration à la première personne, la transformation inéluctable en bête, l’incompréhension, le rejet des autres.

Pourtant, ici, pas de cloporte ni de séquestration par une famille horrifiée, mais un glissement vers une animalité acceptée. Le personnage oscille entre deux états selon ce qu’il accepte ou refuse de faire. Les compromis, la bassesse accélèrent le processus, l’écriture, la lecture le freinent.

Beaucoup de sexe, d’abus, peu de compassion dans un univers social indéterminé, parisien mais fortement policé et policier. La capitale est hantée par des gardiens de la morale qui ne pratiquent guère les vertus qu’ils prônent. L’héroïne a la naïveté des bêtes mais aussi leur instinct de survie et c’est tant mieux pour elle. Prise en chasse par les médias, objet de convoitise pour les malheureux, de répulsion pour les nantis, elle ne laisse personne indifférent, y compris le lecteur.

Une curieuse aventure pour un roman court qui se lit comme une fable inquiétante.

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