surprise

Petite précision suite à mon article sur les vols pour Saint-Pierre.

Jusqu’ici, si on mettait de côté le coût du voyage, tout allait bien, on gérait avec brio les recherches de vol, les correspondances via Londres ou Dublin sauf que cet été….

Allez! Je vais vous donner une idée de ce qui peut arriver quand il y a un couac et qu’on habite une île desservie par deux avions dans la semaine, à une période estivale évidemment très demandée!

Un mot pour résumer: « Surprise! » Pour une arrivée prévue le dimanche soir en partant le matin même ( pas mal, non?) je me suis retrouvée embarquée dans un périple un chouilla plus complexe et surtout plus long que prévu.

Prudente, j’avais prévu de dormir à Paris pour être sûre de ne pas manquer l’avion du matin. Or, arrivée à Roissy, peu fringante après m’être levée à 4 heures et demie, une très mauvaise blague m’attendait: le vol pour Londres était annoncé avec plus de quatre heures de retard. Un détail! Sauf quand on a prévu trois heures maximum pour la correspondance suivante.

Je me suis donc retrouvée avec ma pépette ( huit ans et beaucoup d’énergie), deux valises de 20kg chacune et un bagage cabine de 10 kg en partance vers l’inconnu.perplexite

À Londres, récupération des affaires, direction le bureau d’Easyjet ( tout sauf « easy » pour le coup) ils nous avaient royalement offert un bon de 4,50€ pour déjeuner à Paris, ignorant sans doute les tarifs pratiqués par les gargotes de l’aéroport. Après, pour ce qui est de la suite, pas de remboursement en dessous de 5 heures de retard…

Chez westjet, je fonce à la recherche d’une solution, ouf, il y en a une: un vol pour Saint John’s mais via….Calgari!!

Surprenant mais bon, entre ça et finir la semaine à Londres, le choix est vite fait. Nous voilà donc parties pour Calgari après avoir fait chauffer la carte bancaire. Huit heures de décalage horaire, un vol interminable certes mais dans la bonne direction!

Casées près de la sortie de secours, l’hôtesse nous déplace en première classe, ma puce étant trop petite pour rester à côté d’une issue qu’elle n’a aucune chance de pouvoir ouvrir.

Là c’est la fête. Fauteuils XXL, boissons à gogo et tablette avec écouteurs pour passer le temps, le lowcost n’a jamais été aussi attractif. Casse-croûte toutes les heures ou presque et cerise sur le gâteau: survol de la banquise au soleil! Magnifique! Ma puce me soutenait mordicus y voir des ours blancs…banquise

Enfin arrivées à Calgari on a enchaîné sur Saint John’s après trois heures d’attente. L’aéroport étant en travaux, les déplacements se faisaient en petit train électrique. On a beaucoup pratiqué, mieux que les manèges!, les chauffeurs étaient sympa et avec leurs chapeaux de cowboy, pour un peu on se serait cru dans un parc d’attraction.

À Saint John’s, récupération des bagages pour la suite du périple-retour.

L’hôtesse de l’office de tourisme est un amour , quand elle comprend:

1/ que mon anglais laisse à désirer

2/ que je n’ai ni téléphone, ni portable, ni tablette

3/ qu’on galère depuis deux jours

elle prend les choses en main et nous trouve dans la foulée une réservation pour le taxibus de Fortune et une nuit à l’unique hôtel de la ville ( huit chambres, il y a intérêt à réserver!) pour prendre le traversier qui part le mardi vers Saint-Pierre;

Côté avion tout est complet jusqu’au 8 août alors le choix est vite fait!

Nouvelle attente, le taxi part à 13 heures et il est à peine 8 heures du matin. Il finit par arriver et nous par nous écrouler dès la mise en route du moteur.

Plus tard on ouvre un oeil et le trajet s’étire. On s’arrête ici pour récupérer une valise, là pour prendre un paquet, ailleurs encore un passager au bord d’une route improbable. On déposera un monsieur chez lui dans un lotissement, on fera une pause dans un garage pour repartir lesté d’un paquet d’enjoliveurs…le chauffeur fait le trajet depuis plus de 40 ans!

À l’arrivée on n’en peut plus mais on a fait la connaissance d’un québécois qui nous aide à porter nos valises et nous invite au resto le soir. Trop gentil! Le lendemain, c’est une jeune femme qui s’arrête en voiture et nous emmène de l’hôtel jusqu’au bureau des ferry. J’adore le Canada et surtout ses habitants!

On rencontre aussi deux dames qui partent visiter la France de Saint Pierre, un jeune qui fait du tourisme en vélo…finalement on embarque enfin. Je n’ai jamais été si contente de voir les côtes de l’archipel.

J’invite notre sauveur à souper à la maison et je ne pense plus à rien, trop heureuse d’être arrivée à destination.

L’an prochain, j’essaierai de ne pas trop gamberger avant de partir, c’est un coup à renoncer à tout embarquement!!!

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