sarrraute

 

Encore un instant. Pour quoi faire?

Vivre pardi!

Et ce n’est pas parce qu’on a 90 ans que cela va changer la donne.

Claude Sarraute, dans son « écrit parlé »comme elle dit, dialogue avec elle même, un peu à la manière de sa mère qui dans Enfance renouvelait avec brio le genre autobiographique. L’écriture ne se compare pas, le dialogue non plus mais peut-être y a-t-il là un hommage à une Nathalie Sarraute qu’on découvre pas toujours tendre en famille. Le leit motiv du suicide est le fil conducteur de ce récit mais il est sans cesse repoussé, moqué » pour être finalement reporté aux calendes grecques, ce qui empêche toute mélancolie. Au final l’auteur évoque une vie longue et riche en bouleversements. Avide d’aimer, de vivre, de séduire ou de choquer, elle ne fait rien à moitié. On retrouve parfois le ton des fameuses chroniques du Monde, vous savez, les « sur le vif » qu’on trouvait en dernière page et qui donnaient le courage de s’attaquer aux pages plus austères de l’actualité internationale.

Vieille dame indigne? Même pas ou si peu.

Coquette toujours mais décidée à profiter de tous les plaisirs qui restent, la révérence que cette belle coquette affirme vouloir nous faire ne semble pas encore d’actualité. Tant mieux! L’humour est décidément plus efficace que les crèmes miracle vantées par les magazines et la bonne nouvelle c’est que c’est non seulement gratuit mais en plus communicatif!

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