danser

Des chapitres courts, très courts, parfois à la limite de l’aphorisme, soixante-douze exactement dans la première partie, égrenés comme un compte à rebours, celui du désir qui envoie tout balader. Cent- vingt- sept ensuite, enfin dans l’ordre logique des toutes-puissantes mathématiques, pour reconstruire un personnage fracassé par la vie et l’espérance déçue d’une intensité qui n’est qu’effleurée.

Le trio classique: une femme, deux hommes, est très joliment revisité. la passion emporte tout sans se soucier du reste et tant pis pour ceux qui aiment sagement.

Ce que j’ai préféré dans ce roman? la chèvre de Monsieur Seguin, contre-point qui ponctue les scènes de cette « danse au bord de l’abîme », nous rappelant que la raison est impuissante quand le cœur s’emmêle/s’en mêle. L’héroïne du roman lutte courageusement comme la petite chèvre blanche d’Alphonse Daudet et quand vient l’aube, pas de regret, ce qui est perdu l’est définitivement mais la vie reste la plus forte, égoïste et triomphante. Le mari, les enfants, la maladie qui culpabilise, le regard des autres et celui qu’on porte sur soi, tout cela est très justement décrit, par petites touches efficaces qui trottinent dans la tête une fois le livre refermé. L’écriture n’est pas inoubliable mais voilà une lecture de printemps plutôt sympathique!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s