Deux patronymes et c’est tout un imaginaire qui rapplique. Celui d’une génération de lecteurs embarqués du « bonheur des ogres »( 1985) aux « fruits de la passion » ( 1999).

Pas toute jeune la génération, certes, mais le cinéma a tout de même étoffé les troupes en ayant le bon goût d’adapter le premier roman de la saga sur grand écran. Benjamin Malaussène s’incarnant sous les traits de Raphaël Personnaz en 2012, ça motive, non? Dommage que la suite n’ait pas vu le jour!

Bref, pour éviter les digressions et renseigner ceux qui ne connaitraient pas encore la tribu Malaussène, un avertissement: commencez à la base et revenez aux sources. Lire Le cas Malaussène en ignorant tout des précédents romans relève de la gageure et risque de mettre en péril votre sérénité intellectuelle. Il y a beau avoir un lexique à la fin, la famille du personnage principal est de celle où l’on se perd facilement: multiple, étendue aux amis, cosmopolite et délicieusement barjo!

Benjamin, le « frère de famille », s’est occupé de la fratrie , sa mère n’apparaissant que le temps de déposer un nouveau bambin avant de repartir vers de nouvelles amours. Son travail? Bouc émissaire puis employé dans l’édition par la « reine Zabo », sa patronne. Tout un programme…

En fait résumer les romans qui précèdent n’est pas une mince affaire et risque de désenchanter la découverte des personnages ce qui serait criminel. Ceux-ci sont en effet pléthoriques : travestis, rousses incendiaires, gros bras, cœurs tendres, mômes , décrépis, tout ce petit monde gravitant autour de l’ineffable Malaussène.

Dans ce nouveau roman , on retrouve une bonne partie des personnages déjà rencontrés, vieillis mais toujours aussi loufoques et fidèles à eux-même. Benjamin, resté idéaliste , empêtré comme d’habitude dans une histoire qui lui échappe, Julius III le chien, héritier d’une lignée de clébards improbables et attachants, Verdun, C’est un Ange…Là encore les noms sont importants!

Enlèvement, coups de feu, magouilles politiques restent dans le ton de la saga avec en écho le Paris des attentats et les scandales financiers des dernières décennies. C’est un peu comme si on retrouvait des amis perdus de vue. Seule frustration? Le « à suivre » final. Alors, au boulot Monsieur Pennac!

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