Sortie d’igloo…


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Tiens, le jour aurait-il oublié de se lever ce matin?

Bizarre, d’autant plus que le réveil de cette saint Valentin a tout de la grasse matinée. Les écoles étant fermées pour cause de tempête, farniente jusqu’à 9 heures, un avant-goût des vacances en somme ( très bien le somme évidemment!)

Ouverture des rideaux, surprise, nous voilà dans un igloo. Avec le vent la neige a fait son nid sur les carreaux, pas étonnant qu’il fasse sombre!poudrin-fevrier-2017-006

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Toujours avec toi, Maria Ernestam, 2010


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Les livres sur le deuil ne manquent pas. Perte d’un enfant, d’un parent, d’un amant, les mots sont alors une nécessité et les romans, souvent autobiographiques tentent de dire l’absence de celui qu’on a perdu. Toujours avec toi , bien qu’il s’agisse d’une fiction, ne fait pas exception à la règle. Inga est une photographe brillante mais fragile. Le jugement des autres l’agresse et crée en elle une fêlure qui va devenir béance à la mort de son mari. Elle fuit à Marstrand, île des vacances de l’enfance, dans une maison isolée, délabrée mais finalement pleine de surprises.

Elle va découvrir un carton de souvenirs et curieusement, ce ne sont pas tant les siens que ceux de sa grand-Mère Rakel. Une lettre d’Afrique, quelques indices vont lui redonner le goût de vivre en explorant le passé d’une aïeule pas si transparente.

Le récit se fait double, la quête d’Inga se superpose aux derniers jours de Rakel qui se souvient. Plus de cinquante ans séparent ces deux récits mais les deux femmes sont reliées dans leur quête par l’amour, la douleur, les expériences difficiles.

On découvre la Suède de la 1ère guerre mondiale, les tiraillements de la politique, le désir d’engagement et de neutralité. La violence des combats maritimes ressuscite une bataille peu connue, celle du Jutland dont les dégâts jouent dans ce roman un rôle crucial et surprenant.

Les personnages sont complexes. Aucun manichéisme ici mais plutôt une réflexion sur l’absurdité des guerres. L’écriture tisse habilement sa toile d’un récit à l’autre pour finalement toucher à ce qui ne change jamais, la force de la vie et le courage des femmes.

Vous avez dit « caillou »?

Rien à voir avec les « chou, hibou, pou…. » c’est le petit nom donné à Saint-Pierre par les habitants de l’archipel. Pourquoi? La réponse en images, pas sûr que le Petit Poucet s’y retrouve!

 

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La Virevolte, Nancy Huston, 1994


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« Virevolte », joli nom pour ce livre de Nancy Huston. Nom féminin et terme de danse également, ce qui convient parfaitement au point de vue du personnage principal. Tout commence dans l’émerveillement. Celui de l’amour, celui de la maternité, de la perfection des moments partagés, de l’harmonie des corps.

Puis une légère discordance, un corps qui ressent la fêlure de l’insatisfaction, des fillettes aimées, adorées mais perçues comme vampirisantes. Peut-on en vouloir à quelqu’un qui offre tout à la beauté, qui ne vit que pour donner vie aux émotions, les transfigurant en absolu, ouvrant au public les portes de l’émerveillement le plus pur? Les trahisons ici ne sont jamais sordides mais les blessures qu’elles ouvrent sont terribles. Les phrases, brèves, les mots choisis ont l’efficacité des sensations vécues. On se trouve au delà du jugement moral ce qui n’empêche pas l’émotion et pour les amateurs de danse,les chorégraphies décrites semblent vécues de l’intérieur ce qui est très agréable.