3-joursDans la page « Gratitude » de la fin de ce roman, Pierre Lemaitre évoque nombre d’écrivains dont il pense s’être nourri au cours de l’écriture. Si, à la lecture, j’ai en effet pensé parfois à Simenon pour l’ambiance pesante de la ville où se passe l’intrigue, l’auteur qui s’imposait pour moi le plus souvent est le grand absent de la liste. L’histoire? Un jeune garçon commet un meurtre et passe le reste de ses jours dans l’angoisse de l’arrestation, angoisse qui pèse sur sa vie au point de lui imposer des choix dont il a horreur?Ça ne vous dit rien?
Dans une version différente certes, le criminel est encore un enfant, son acte est accidentel mais les affres de la culpabilité sont parfois l’écho des tourments du Raskolnikov de Dostoievski dans Crime et Châtiment.
Le roman peut aussi rappeler l’affaire du petit Grégory dans la mesure où tout se passe dans un village prison où chacun épie l’autre, où on s’aime ou se déteste, microcosme malsain dont on ne peut se dépêtrer. L’ambiguïté de certains personnages , notamment la mère, est intéressante et le héros s’englue au fil des pages dans les conséquences de l’acte qu’il a voulu dissimuler.

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