Le Nothomb nouveau est arrivé!riquetPerspective alléchante au vu de ses premiers titres, je pense notamment à l’excellent Hygiène de l’assassin ou à Stupeur et tremblements,mais décevante  quand on retrouve immanquablement des personnages aux noms improbables, un goût du bizarre poussé jusqu’à la systématisation et une fin parfois si rapide qu’elle en semble expédiée.

Le crime du comte de Neville, publié l’année dernière était loin de me réconcilier avec cet auteur pourtant bien aimé il y a de cela longtemps.Et là, surprise! Riquet à la Houppe arrive avec son titre plein des promesses tenues par un des contes les plus ambigus de Perrault, mal connu des enfants, souvent oublié des adultes.

Dès l’incipit, le ton caustique d’Amélie Nothomb fait mouche. Les phrases courtes, incisives au sens propre, nous embarquent à la suite des parents Enide et Honorat ( et oui, côté prénoms, on ne se refait pas!) qui découvrent la laideur de l’enfant tant espéré aussitôt nommé « Déodat », patronyme qui ouvre de multiples perspectives en terme de jeux de mots plus ou moins subtils.

Ce Riquet contemporain, laid à souhait, fait l’apprentissage de la bêtise et de la cruauté humaine, s’évadant par l’esprit qu’il a évidemment des plus brillants. Il ne lui reste plus qu’à trouver sa belle…

Comme dans tout conte, on attend le coup de foudre et celui là ne nous décevra pas. Seul bémol à cette partition plaisante: la fin arrive trop vite et on aurait aimé lire encore, alors à quand un énooorme roman d’Amélie?

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