Un livre posé, offert, les pages ouvertes comme une invitation, c’est ce que représente le quatrième de couverture de l’édition Folio des Mains libres de Jeanne Benameur.benameur

Le texte se lisant comme un cadeau, le choix est judicieux, la simplicité, l’évidence des deux personnages décrits captive de la première à la dernière ligne.

On est Me Lure, vieille femme meurtrie par une vie sans relief, sans enfant, sans amour peut-être. On est aussi Vargas, celui qui ne parle pas, qui prend et vagabonde.

« Un livre peut rester clos, ça ne fait rien. Il est. Quand même.Il dit tout de ce que celui qui l’a écrit a vécu au monde »(p 128 édition Folio)et ce « tout » rejoint celui de tout un chacun.

Peu de paroles donc entre les protagonistes de ce roman mais une vraie rencontre et une écriture limpide qui célèbre le charme des mots, ceux que l’on tait ou que l’on écrit et qui pèsent parfois plus que le verbiage incessant du quotidien.

On voyage dans les rêveries de Me Lure, on prend les images, les dessins de Vargas pour 160 pages de bonheur de lecture, le livre est un lien et on a du mal à lâcher celui-là!

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