Je n’avais pas aimé le premier roman de Joyce Carol Oates que j’avais lu. Déconcertée par ce que je croyais être un roman policier et qui se révélait plutôt comme une peinture cruelle des rapports familiaux et de l’Amérique bien pensante.

Dans « Carthage », on retrouve les mêmes thèmes mais cette fois, je les ai trouvés passionnants.carthage

Le personnage principal est rebutant d’égoïsme , sa famille semble sortir d’une publicité vantant l’American way of life de certains films hollywoodiens.

Ce qui est marquant , c’est la description des hypocrisies du système américain, une naïveté originelle qui leur fait croire aux desseins de Dieu comme s’il n’avait que ça à faire! Et à côté de personnages profondément bons, gravitent les cyniques et les durs mais aussi les exclus. On suit les jeunes soldats partis se battre en Irak pour un mensonge politique, on va dans le couloir de la mort écouter les absurdités de gardiens corrompus d’un système qui bafoue la justice, on côtoie alcooliques et femmes battues et le voyage est passionnant!

L’écriture, les références érudites à Socrate ou Zénon ne ralentissent pas l’intérêt de l’intrigue , au contraire et si le titre évoque la cité détruite de l’Antiquité, le roman détruit avec efficacité l’illusion du bonheur américain.

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