J’avoue, le titre choisi ne l’a pas été tout à fait par hasard, séduite par l’île d’Ouessant l’été dernier, j’espérais bien retrouver les paysages sauvages qui m’avaient enchantée malgré un mois de juillet maussade.C’est donc avec enthousiaste que je me suis plongée dans cette nouvelle lecture.

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Les premiers mots m’interpellent:
« L’île où tu es né, c’est là que tu dois vivre », l’incipit me tutoie, faisant de moi un îlien le temps d’un roman.
Cette phrase qui inaugure une série de chapitres très courts s’expliquera peu à peu au fil de l’intrigue, tendue vers l’évènement qui viendra de la mer pour mettre fin aux conflits et aux hésitations des uns et des autres.
L’écriture est efficace, on se retrouve à partager le quotidien de misère des habitants de ce bout du monde, oubliés du roi, oubliés du progrès de ce début de siècle où la religion pèse encore sur les cœurs et les âmes.
Après, le roman me semble sincère mais très lié à l’époque d’après-guerre. Peut-être un peu trop classique à mon goût , il plaira probablement à tous les amoureux de la mer et de la littérature « maritime ».
Les personnages sont typés et je peine à m’y attacher vraiment, ainsi Miserere, « l’homme d’Ouessant » est un bloc d’orgueil et de droiture envers ce qu’il pense juste mais les ardeurs qu’il éveille chez les veuves ne me passionnent pas , je suis son destin à la façon d’un visiteur curieux de mœurs inconnues mais vaguement familières.
Reste le décor déchiqueté de l’île, fascinant puisque jamais maîtrisé.

4_01_pointe de Pern

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